Nos grandes vacances en Chine

Après avoir vécu plus d’un an et demi à Shenzhen, nous rentrons en France, mais pas avant d’avoir visiter tout ce que nous voulions voir en Chine ! Nous partons donc pour un voyage de deux mois et demi à travers toute la Chine, d’avril à mi-juin.

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Tout d’abord mon père nous rejoint à Hong-Kong, et nous allons nous diriger ensemble vers le Yunnan, en passant par Shenzhen, Yangshuo, Longshen, Sanjiang, Chenliang, Zhaoxing,Conjiang, Ronjian, puis Kaili et Guiyang. Nous visiterons ensuite Kunming et les rizières de Yuanyang au Sud avant d’aller à Dali et Lijiang, et randonnerons quelques jours dans les Gorges du Saut du Tigre, avant d’arriver à Zhongdian d’où René repartira en France. C’est l’itinéraire en vert, qui durera du 30 mars au 23 avril.

Ensuite, nous allons visiter le sud du Sichuan (partie que nous n’avons pas encore fait lors de notre précédent voyage là-bas), et notamment Yading, puis  nous nous rendrons à Chongqing, où nous embarquerons pour une croisière de 3 jours le long du Yangtse, à travers les Trois Gorges, jusqu’au célèbre barrage du même nom. Nous irons ensuite passer quelques jours dans les Montagnes Jaunes, puis arriverons à Shanghai. C’est la partie en bleue, du 24 au 13 mai.

Les parents de Mathieu nous rejoignent alors et nous visiterons Shanghai, Suzhou, Pékin, les grottes de  Datong, la ville fortifiée de Pingyan et les soldats de terre cuite de Xi’an ensemble. C’est la partie en rose, du 13 au 28 mai.

Enfin, nous repartirons en direction de l’Ouest, vers les collines arc-en ciel de Zhangye, l’oasis de Dunhuang, Turpan, Urumqi et enfin Kashgar, d’où nous prendrons un vol pour Hong-Kong puis Lyon. C’est la partie en jaune, du 28 mai au 12 juin.

Vous pouvez télécharger notre feuille de route plus détaillée, ainsi qu’une carte de meilleure qualité, une estimation du budget et la liste de notre équipement. Si vous avez des bons conseils pour la route (attractions touristiques, hôtels, restau…) ou que vous voulez nous rejoindre sur un bout de trajet n’hésitez pas à nous contacter !

Nous ne prenons pas d’ordinateur avec nous, il n’y aura donc pas de publications pendant ce temps là, mais nous raconterons tout notre périple sur cette page pendant l’été, promis !

Élise

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Ça y est, nous voilà de retour en France (et en ligne) ! Tout s’est très bien passé, le voyage comme le trajet de retour en France. Nous sommes installés pendant quelque temps chez les parents de Mathieu et cherchons du travail (on profite aussi du beau temps et de la piscine hein !). On va donc avoir le temps de raconter un peu tout ce qui s’est passé pendant ce périple de trois mois. Accrochez-vos ceintures, parce que j’en ai des choses à dire ! Des mégalopoles surpeuplées aux campagnes sauvages, des montagnes de haute altitude aux plaines en dessous du niveau de la mer, de l’élégance discrète au kitsch et au mauvais goût, des forêts tropicales luxuriantes au désert aride et minéral, des gadgets high-tech aux traditions séculaires, le moins que l’on puisse dire, c’est que la Chine est un pays contrasté ! On s’est régalé à explorer quelques unes des nombreuses facettes de la Chine.

Vous pouvez consulter le tableau avec toutes les dépenses que l’on a faites au cours du voyage, ça peut servir pour ceux qui veulent planifier leur prochaines vacances. En gros nous avons dépensé comme prévu 300 ¥ (environ 50€) par jour et par personne, tout compris (bouffe, logement, transport, entrée des visites, boissons, etc), sachant que la moyenne a varié assez fortement selon les lieux. Voilà ce que ça donne par catégorie :

captureEn gros le transport coûte assez cher (surtout le vol de retour Kashgar – Shenzhen), mais surtout il ne faut pas négliger le prix des visites car tout est payant en Chine, et plutôt cher.

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Jeudi 30 mars : Dragon’s Back

Aujourd’hui je pars à Hong Kong pour aller y chercher mon père René, qui va passer les trois premières semaines de notre voyage avec nous. Les cartons sont presque finis,  les sacs aussi. Mathieu reste à Shenzhen pour ses deux derniers jours de travail et c’est lui qui se chargera de fermer les derniers cartons et de les amener à son travail,  d’où ils seront gracieusement expédiés en France dans l’un des conteneurs qu’ils envoient chaque semaine. Je vais à Hong Kong en fin de matinée afin de me donner le temps de faire la célèbre rando Dragon Back pendant que j’en ai l’occasion : Mathieu l’avait faite pendant son premier mois et nous n’y étions pas retournés depuis.

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Je pars donc là bas avec Martin, un ami,  et après 2h de trajet / passage de douane nous arrivons au pied de la rando. Une courte montée plus loin,  nous arrivons sur le dos du dragon et le paysage s’offre à nous des deux côtés de l’arrête. Malheureusement le temps est brumeux , voir bruineux,  on ne voit pas grand chose… c’est dommage,  la côte a l’air jolie. On marche le long de la colonne vertébrale du dragon sous la bruine (au moins on n’a pas eu trop chaud !) puis descendons à travers une jolie forêt jusqu’à la page de Big Wave Bay (la baie des grosses vagues). Comme son nom l’indique, il y a de belles vagues et les surfeurs sont au RDV ; nous les regardons s’amuser en buvant une bière locale,  la bien nommée “Big Wave Bay IPA”. On repart après avoir admiré des gravures potentiellement très anciennes (elles n’ont pas encore été datées) sur des rochers qui bordent la baie, et retrouvons la ville et ses immenses tours.

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Martin rentre à Shenzhen tandis que je vais à l’aéroport de Hong Kong retrouver René. J’arrive à 19h,  pile-poil quand il devait atterrir,  mais en consultant mes messages grâce au Wi-Fi je découvre qu’il a décollé très en retard de Pékin,  et il n’arrive finalement que 3h plus tard, vers 22h !  Nous nous rendons sans encombre à notre hôtel sur Kowloon,  et faisons quand même la petite promenade le long des berges,  même si à cette heure là Central n’est plus aussi bien éclairé. Mais bon la vue est tout de même sympathique, la bière fraîche et les retrouvailles agréables !

Les photos (by Papa)

Vendredi 31 mars : Hong-Kong

Le lendemain la météo n’est pas bien meilleure, et lorsque nous faisons la promenade sur la rive de Kowloon, nous ne pouvons pas apercevoir Victoria Peak, caché par les nuages. La vue sur Central est quand même jolie, et la traversée de la baie en ferry toujours aussi agréable. Nous tentons notre chance et prenons le funiculaire extrêmement raide qui grimpe à Victoria Peak. La vue est voilée, et si nous voyons bien Central, Kowloon est caché. Nous décidons d’attendre un peu pour voir si ça se lève en prenant un café, et c’est à ce moment- là qu’une belle averse commence à tomber, à notre grand dam ! Mais finalement lorsqu’elle s’arrête un expresso plus tard, la vue est dégagée et superbe.

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Nous redescendons alors vers Central et explorons ses petites ruelles et marchés qui zigzaguent entre d’immenses buildings. Nous déjeunons de dim-sum, la spécialité de Hong Kong, des bouchées cuites à la vapeur. Les averses se font malheureusement de plus en plus fréquentes. Nous allons ensuite visiter le marché des apothicaires à quelques stations de là, mais la pluie tombe maintenant sans discontinuer.

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Nous repartons donc pour Shenzhen, où la météo est plus clémente. Après avoir passé les douanes sans soucis, nous arrivons chez nous. Je suis contente de pouvoir faire découvrir à mon père la vue impressionnante que notre rooftop offre sur la ville ! Nous nous promenons ensuite dans le quartier, visitons le marché en bas de chez nous et allons prendre une bière au Evil Duck, la brasserie artisanale du coin. On rejoint ensuite Mathieu à notre restaurant habituel et faisons découvrir à René nos plats préférés, avant de rentrer prendre un digestif à la maison.

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Photos (de René)

Samedi 1 avril : Shenzhen

Ce matin le temps est superbe et nous allons nous promener au Lianhua Park, pas très loin de chez nous. Nous montons jusqu’à la statue de Deng Xiaoping, qui surplombe le centre des affaires de Futian. De nombreux groupes sont là pour lui rendre honneur à l’occasion du Tomb Sweeping Day (l’équivalent de la Toussaint, j’y reviendrai dans quelques articles). On descend ensuite jusqu’au marché aux mariages dont je vous ai déjà parlé, puis passons sous l’impressionnante voûte du Civic Center. Nous rentrons déjeuner à la maison, profitant du rooftop ensoleillé.

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L’après-midi, nous nous rendons à Huaqiangbei, le plus grand marché de l’électronique du monde, pour y trouver des cartes SD. Guidés par notre ami Borhan dans ce labyrinthe, nous trouvons notre bonheur à un prix défiant toute concurrence (heureusement que Borhan en a déjà acheté plusieurs, j’aurais cru à une arnaque sinon !).

Nous rentrons à l’appartement pour y attendre la proprio et rendre les clefs, mais elle est très en retard… Finalement c’est l’un de ses amis qui passe juste prendre la clef. On dit au revoir à la vue superbe et à notre cher rooftop, et partons pour la gare routière. On y retrouve Natalia, une amie à nous qui souhaite profiter du long week-end (le lundi est férié) pour nous accompagner à Yangshuo.

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Nous prenons place dans un bus couchette, à ma grande (et heureuse) surprise. Il faut dire qu’il y a au moins 10h de bus. Malheureusement, moins d’une heure plus tard,  le bus s’arrête, et le conducteur demande aux passagers à destination de Yangshuo de changer de bus, et cette fois-ci, ce sont des sièges, pas des couchettes. Le copilote a compté une bonne trentaine de fois les passagers,  c’était assez comique !  Nous sommes coincés dans des bouchons monstres, tout le monde voulant profiter du long week-end. On met 3h à sortir de Shenzhen, et apprenons que la police a interdit de circuler sur les autoroutes de 2 à 5h du matin pour des raison de sécurité… nous attendons donc 3h sur une aire d’autoroute, merci la police ! Heureusement nous arrivons à dormir un peu.

Les photos (René)

Dimanche 2 avril : Yangshuo

Nous arrivons vers 11h à Yangshuo, et marchons à travers une avenue laide et poussiéreuse jusqu’à notre hôtel, pour nous y délester de nos sacs. Le propriétaire parle bien anglais et nous conseille sur les activités à faire. Nous allons tout d’abord déjeuner à un restaurant non loin et goûter les spécialités locales : poisson à la bière et escargots. Nous louons ensuite des vélos juste à côté et nous mettons en route. Juste avant de sortir de la ville, nous avisons une terrasse sympathique et nous arrêtons boire un café bien mérité.

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Nous repartons ensuite le long d’une charmante piste cyclable, le long d’un petit cours d’eau qui sillonne entre les superbes pics karstiques qui font la fierté de la région. C’est très agréable, les touristes ne sont pas trop nombreux, le temps frais et ensoleillé. Nous finissons par rejoindre la foule au niveau d’un pont, et suivons un peu la route jusqu’à arriver au pied de la porte de la Lune, une fenêtre naturelle en forme de demi-lune, au sommet d’un des pics. Nous laissons les vélos en bas et commençons la rude montée. Nous ne rêvons que d’une bière fraîche ! Et, arrivés au sommet, des vendeuses nous en proposent ! Nous admirons donc la vue une canette à la main, puis rentrons en ville.

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Les photos,

Lundi 3 avril : Yangshuo

Ce matin nous nous rendons à la gare routière, à 5 min à pied de l’auberge , et prenons un bus pour Yangdi, au nord de Yangshuo. Nous comptons y embarquer pour une croisière en bateau-bambou le long de la rivière Li. Mais en arrivant à 10h30, on apprend que de 10h à midi la Li est réservée au gros bateaux de croisières. Il nous faut donc attendre midi pour acheter nos billets de bateau. On patiente en marchant le long de la berge et en dégustant un saucisson que René a ramené dans ses valises. Puis vers midi, comme de bien entendu, une foule abominable s’est installée à la billetterie. Mathieu et moi jouons des coudes une bonne demi-heure pour faire la queue sans se faire piétiner par une horde de petites vieilles hargneuses et bruyantes.

Les tickets enfin en poche, nous nous dirigeons vers les bateaux-bambous et montons rapidement à bord de l’un d’eux. Loin d’une croisière paisible, c’est une véritable flotte de bateaux à moteur qui descendent la Li désormais. Ça n’en reste pas moins agréable : la vue est superbe et nous slalomons paresseusement entre les bateaux. Je commençais à avoir une petite soif lorsque Natalia se penche vers moi et me dit «ça serait bien une petit bière là, non ? » . J’approuve, regrettant de ne pas avoir pensé à en acheter avant d’embarquer. Et là, surprise, Natalia sort des canettes bien fraîches de son sac ! René et elle étaient partis en chercher tandis que nous faisions la queue. La descente n’en est devenue que plus agréable.

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40 min plus tard, nous débarquons au niveau de Nine Horse Fresco Hill. Les autres touristes prennent des minibus pour aller à Xiping, mais nous choisissons de marcher à travers les champs de pamplemoussiers en fleurs. Avant d’arriver à Xiping, nous reconnaissons un paysage étrangement familier : c’est celui qui figure au dos du billet de 20 yuan ! Tout le monde a un billet à la main, la tentation de les attraper et de partir en courant est grande, mais nous y résistons et y allons même de notre petite photo.

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Nous arrivons ensuite à Xiping, que nous traversons pour commencer une petite randonnée jusqu’à un village de pêcheurs. On voit tout de suite que l’on sort des circuits touristiques, c’est mal indiqué, mais nous trouvons la voie, qui est d’ailleurs bien raide. Nous redescendons ensuite dans un superbe verger de pamplemoussiers en fleurs, au milieu des pics et avec une vue plongeante sur la Li, face au soleil qui descend vers l’horizon. Magnifique !

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Nous arrivons au village de pêcheurs, qui n’a rien de notable si ce n’est que Bill Clinton y a faut escale une fois. De là, nous hésitons sue le trajet à prendre pour le retour : bateau jusqu’à Xiping puis deux bus jusqu’à Yangshuo ? Ça semble dommage car Yangshuo est juste en aval de la rivière. Heureusement, on nous propose de nous amener directement à Yangshuo en bateau (c’était plus cher mais tellement plus simple). Nous embarquons au soleil couchant et apprécions une croisière très calme d’environ 1h, où nous croisons quelques pêcheurs. Les pics karstiques se détachent parfois sur le ciel étoilé, c’est autrement plus romantique qu’un bus bondé de touristes. Nous accostons à Yangshuo et profitons d’être de ce côté là de la ville pour aller visiter la célèbre West Street. On y retrouve la foule et un joli marché. On mange dans un délicieux restaurant végétarien où nous goûtons des pousses de fougères, puis rejoignons dans un bar quelques amis de Shenzhen qui passent aussi le week-end ici. Mais nous tardons pas à rentrer nous coucher après cette longue journée.

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Mardi 4 avril : Yangshuo

Nous disons au revoir à Natalia, qui va passer la journée tranquille à Yangshuo avant de rentrer à Shenzhen ce soir, tandis que nous nous dirigeons vers le village de Putao, d’où nous marchons le long de la route jusqu’à trouver un taxi pour nous mener à Shitoucheng. C’est un ancien village de garnison, aujourd’hui en ruines. C’est sympathique mais pas incroyable non plus, je blâme le Lonely Planet : on était censés trouver un départ pour une randonnée de quelques heures mais il n’y a aucune indication et les locaux ne voient pas non plus.

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Heureusement, notre chauffeur (qui nous a aussi guidés jusqu’au village) nous propose de nous amener à un point de vue qu’il dit superbe, Xianggong Shan. Nous hésitons un peu, notamment à cause du prix (60 ¥ rien que pour l’entrée, auquels il faut ajouter le taxi), mais nous finissons par tenter notre chance. Grand bien nous fasse ! Après une petite grimpette, nous arrivions à un point de vue fantastique sur la Li, et notamment sur le village où le bateau nous a déposé la veille, Nine Horses Fresco Hill. C’est sans aucun doute la plus belle vue de ces trois derniers jours, et elle n’est recommandée nulle part !

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Ce qui est aussi particulier, c’est que la campagne est remplie du son des pétards : c’est en effet aujourd’hui Qing Ming Jie, le festival du nettoyage des tombes, l’équivalent de la Toussaint chez nous. Les gens se rendent donc en famille sur le tombeau familial (parfois un milieu des champs, parfois dans de petits cimetières) et arrachent les mauvaises herbes qui y ont poussé (parfois avec la tondeuse à fil !), brûlent de l’encens et de la monnaie-papier, des faux billets de banques qui, lorsqu’ils sont brûlés sur la tombe du défunt, arrivent dans ses poches au royaume des morts. On peut aussi brûler toutes sortes d’objets en papiers dont on pense que le défunt aura usage : voitures, maisons, téléphones portables (en papier bien sûr) , etc. Et on fait péter les pétards bien évidemment, pour chasser les mauvais esprits (ou tout simplement parce que c’est fun, les pétards). Et je ne parle pas d’un petit pétard ou deux hein, faut que ces foutus esprits mal intentionnés fassent une crise cardiaque. C’est donc au son des pétarades assourdissantes et sans fin qui résonnent dans toute la vallée que nous admirons le paysage qui s’offre à nos yeux.

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Après nous en être mis plein les mirettes, nous redescendons et reprenons la route pour Yangshuo. Nous prenons alors un nouveau bus, cette fois ci pour Fuli, où nous traversons la rivière sur une barge et marchons le long de la rivière jusqu’à Yangshuo, à travers de beaux paysages puis dînons en ville et rentrons à l’hôtel.

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Mercredi 5 avril : Tiaotou

Aujourd’hui nous disons au revoir à Yangshuo et prenons un bus pour aller à Longsheng (sans avoir de correspondance à Guilin, la bonne nouvelle !), d’où nous prenons un autre bus qui nous dépose à Dazhai, au pied des rizières.

Nous achetons notre ticket d’entrée puis commençons une ascension de 40 min assez raide jusqu’au village de Tiaotou (avec les gros sacs sur le dos !). La météo n’est pas terrible, un peu de bruine mais ça va. On s’installe à l’auberge qui fait face à de belles terrasses, et après un déjeuné tardif (il est déjà 15h), nous faisons deux petites balades nous amenant à de beaux point de vue sur les rizières.

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En route nous voyons des femmes préparer du thé vert fraîchement cueilli et nous laissons inviter pour une dégustation de thé. Le thé vert est pas mal mais trop astringent à mon goût. Leur thé rouge (enfin thé noir comme on dit en français) est par contre délicieux, et après avoir dégusté 5 ou 6 infusions, mon père en prend un paquet. Nous passons une soirée tranquille à l’auberge ensuite.

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Jeudi 6 avril : Ping’An

Ce matin, après un petit déjeuner qui a mis du temps à être servi, nous partons faire la randonnée qui relie Tiaotou à Ping’An. Le temps est toujours un peu brumeux, mais une fois passé un col ça s’arrange et on voit même le soleil percer. Nous traversons plusieurs cimetières, fraîchement fleuris après le festival de QingMing, et plusieurs jolis villages, jusqu’à arriver à un point de vue époustouflant sur Ping’An.

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Les rizières sont superbes, partiellement en eau, et s’étendent à perte de vue. Nous accédons à plusieurs points de vue tous plus beaux les uns que les autres, avant de descendre déjeuner dans le village. Nous remontons vers le chemin d’où nous venons et, au moment de tourner définitivement le dos à cette superbe vue, Mathieu se rend compte qu’il a oublié son thermos en bas et retourne au village, nous laissant profiter encore un peu de la vue. Sur le chemin du retour, nous croisons une procession d’enterrement. Nous rentrons finalement à Tiaotou après 7 heures de marche.

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Vendredi 7 Avril : Chengyang

Nous redescendons de Tiaotou pour aller prendre un bus en direction de Longsheng, transferons pour Sanjiang puis enfin un dernier bus pour Chengyang. C’est donc vers midi bien tassé que nous arrivons dans le joli petit village Miao de Chengyang, en traversant son superbe pont de la pluie et du vent, un remarquable ouvrage en bois construit sans le moindre clou.

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Après avoir cherché en vain une auberge recommandée par le Lonely Planet, nous finissons par choisir un hôtel avec une vue superbe sur un autre pont. Notre chambre est au troisième étage et devant se trouve une large et confortable terrasse. Nous en profitons plus tard, tout d’abord nous partons à la découverte des villages alentour.

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Il y a plusieurs ponts miao, tous très jolis, ainsi que des tours du tambour magnifiques. Ces dômes abritent en fait une espèce de salle commune pour les villageois, où ils peuvent se réunir pour discuter et prendre des décisions. Aujourd’hui, la plupart sont occupées par des petits vieux qui font la sieste ou regardent la télé. Les femmes portent parfois de très belles tenues traditionnelles. Il y a beaucoup de jeunes en train de peindre dans les rues : peut-être que le village offre des cours de peinture chinoise classique réputés ? Le soir, nous regardons la nuit tomber depuis notre belle terrasse, puis dînons de plats traditionnel miao, notamment le canard à la sauce aigre (en fait c’était surtout très salé).

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Samedi 8 avril : Basha

Nous quittons Chengyang ce matin et retournons à Sanjiang, où nous espérons attraper un bus pour le célèbre village de Zhaoxing. Malheureusement, contrairement à ce que j’avais prévu, il n’y a pas (plus ?) de bus direct Sanjiang-Zhaoxing, il faut nécessairement passer par Congjiang (à 4h de là) puis revenir sur nos pas pendant 2h en bus… Conjiang étant notre destination du lendemain, nous décidons de faire l’impasse sur Zhaoxing et d’aller droit à Congjiang.

Une fois arrivés à Congjiang après un looong trajet en bus sur une route en terre cahoteuse, nous trouvons un taxi pour nous amener à Basha, à quelques kilomètres de là. L’entrée est bien plus chère que ce que dit le Lonely Planet (80¥ au lieu de 12¥ !). Le village est sympa, surtout lorsqu’on sort des rues principales envahies de touristes.

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Il doit y avoir un bus de photographes, car les touristes se baladent tous avec du super matos et parfois même deux boîtiers autour du cou. Ils sont aussi extrêmement pénibles et nous prennent en photo même lorsque nous faisons clairement comprendre qu’on ne veut pas.

Nous entendons au loin de la musique et probablement un spectacle de danses traditionnelles mais le temps que nous arrivions, tout est fini ! Dommage, car ils jouaient du lusheng, un instrument traditionnel en bambou situé quelque part entre la flûte de pan et l’orgue, dont le son me plaît beaucoup. Au bout de deux heures, nous rentrons à Congjiang, ville qui n’a vraiment aucun intérêt (comprendre : aucun bistrot), et dormons dans un petit hôtel minable (mais propre).

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Dimanche 9 avril : Xijiang

Nous prenons de bonne heure un bus pour Kaili, et transférons vers midi pour le bus qui nous amène à Xijiang. La traversée du Guizhou se sera avérée plutôt douloureuse pour nos postérieurs, heureusement que les villages sont vraiment jolis ! Xijiang n’est pas vraiment un village par ailleurs, en Europe on appellerait ça un bourg : c’est bien trop grand pour un village.

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Le lusheng, un instrument traditionnel miao

Le bourg s’organise autour d’une rivière enjambée par de nombreux ponts miaos, et monte sur les deux rives le long de petites collines. Le bas du village est très touristique, mais le haut beaucoup moins, et tout aussi charmant. Après avoir posé nos affaires dans une auberge de jeunesse à mi-pente qui offre une belle vue, nous nous promenons au hasard des rues.

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Lundi 10 avril : Guiyang

Ce matin nous tentons une petite balade pour nous rendre à un village proche. Malheureusement, le chemin de randonnée s’est transformé en une route en construction, ce qui n’est pas très agréable, et une fois arrivé au col, on découvre que la vallée où nous comptions redescendre est complètement sous le brouillard… Nous repartons donc à l’auberge prendre nos sacs et nous nous mettons en route.

En sortant du parc, il y a un spectacle traditionnel. Quelques hommes jouent d’une mélodie simple et mélancolique sur leur lusheng (3 aiguës, deux graves), c’est très beau, ça me fait un peu penser à du EZ3kiel. Trois rangées de femmes en costumes traditionnels miaos dansent lentement sur ce rythme. Au milieu, un vieil homme avec un bouc accueille les nouveaux venus (bon et nous aussi) en leur faisant boire de l’alcool de riz. Après avoir été longuement hypnotisés par le spectacle, nous finissons par prendre notre bus pour Kaili, puis pour Guiyang.

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Nous y achetons nos billets de train de nuit pour Kunming, et comme nous avons quelques heures devant nous, nous posons nos sacs à la consigne et partons nous balader dans la ville, en direction d’un restaurant où l’on sert une spécialité miao : la soupe de poisson à la sauce aigre. Au début on ne sait pas trop comment ça fonctionne et évidemment le menu est tout en chinois. Une serveuse nous demande alors de la suivre et nous arrivons devant des aquariums où nous choisissons le poisson que nous voulons manger. Après avoir jeté notre dévolu sur une malheureuse carpe, nous retournons nous asseoir, et bientôt une marmite de soupe à la tomate où flottent les morceaux du poisson cru est déposée sur notre table, où se trouve une plaque de cuisson. Nous commandons alors les légumes que nous souhaitons ajouter dans le bouillon, comme pour un hotpot (ça, on connaît bien !). Nous mettons les aliments à cuire dans le bouillon et partons à la pêche lorsqu’ils sont cuits. C’est délicieux, le bouillon est excellent, le poisson aussi, et les aliments (salade, maïs doux, peau de tofu, champignons… ) prennent bien le goût de la sauce.

Une fois repus, nous retournons à la gare, récupérons nos sacs et prenons place dans notre train de nuit. Malheureusement l’hygiène n’est pas au rendez-vous vous: les draps ont déjà servis, les tables et le sol n’ont visiblement pas été lavés depuis le trajet précédant… À part ça, c’est plutôt confortable, et c’est mieux de se faire 10h de trajet de nuit que de jour !

Mardi 11 avril : la forêt de pierres

Nous arrivons vers 8h après une nuit pas trop inconfortable. Nous trouvons non sans mal un taxi pour notre hôtel (aucun ne voulait utiliser le compteur…), posons nos sacs et faisons un brin de toilette avant de repartir aussi sec (Mathieu ne nous a pas même laissé boire un café, ce monstre) en taxi direction la gare des bus de l’est (à 40 min en taxi !), puis dans un bus direction Shilin, littéralement la « forêt de pierre ».

On arrive là-bas vers 12h et marchons les deux kilomètres qui séparent l’entrée du site lui-même… (pas envie de payer encore un bus pour ça, ils nous font le coup à chaque fois !). Alors pour ceux qui connaissent les Tsingis de Madagascar, c’est très similaire : un plateau de calcaire qui a été érodé en pointes aiguës. La différence c’est qu’ici le plateau est plus vieux ou plus érodé, on marche directement entre les pics et non pas au dessus. C’est tout aussi magnifique !

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On se balade au hasard des chemins, le but étant d’éviter les sentiers touristiques : en dehors de ceux-ci, il n’y a personne : la règle chinoise des 80% des gens sur 20% du site est toujours respectée. À un moment, un flic nous empêche d’accéder à la route où circulent des minibus, nous avertissant qu’un convoi va passer sous peu. Et en effet, quelques minutes plus tard, une dizaine de minibus remplis de mecs en costard défilent. Peut être des gradés du Parti ou un ambassadeur en visite ?

Nous reprenons notre chemin pour repartons à Kunming. Une fois de retour à l’auberge, on s’offre une petite bière sur la terrasse bien sympathique. L’auberge est d’ailleurs très confortable. Nous dormons en dortoir mais chaque lit est équipé de casiers, de rideaux, d’une lampe et de prises, ils ont pensé à tout pour le confort ! Nous demandons conseil pour un restau pas loin, et nous nous mettons à table dans un délicieux restaurant servant de la cuisine du Yunnan : fèves grillées, salade de nouilles et un excellent canard rôti !

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Mercredi 12 avril : bus vers Yuanyang

Après une confortable nuit de sommeil, nous prenons un bon petit déjeuner sur la terrasse de l’auberge. Nous nous dirigeons ensuite vers la gare Sud des bus, après un long trajet en bus et métro. Nous prenons place vers midi dans un bus pour le long trajet (bis) qui nous amène à Xinjie, dans la région touristique de Yuanyang, connue pour ses rizières en terrasses. Sur la fin du trajet, sans grand intérêt jusque là, on commence à apercevoir de très belles rizières en terrasses, mais la nuit tombe et le brouillard monte. On arrive vers 20h à Xinjie et trouvons un minivan pour nous amener au village de Duoyishu, où le propriétaire de l’auberge vient nous chercher et nous guide à travers le dédale du village.

Jeudi 13 avril : Yuanyang

Ce matin, nous nous levons aux aurores pour voir le lever du soleil se refléter dans les rizières en terrasses de Duoyishu. Le rooftop de notre hôtel offre, paraît-il, une vue imprenable. Malheureusement pour nous, tout ce qu’on a vu, c’est un épais brouillard… Nous nos sommes donc recouchés quelques heures, espérant qu’il se dissipe après le lever du soleil. Mais vers 9h, même constat. Nous déjeunons de délicieux pancakes, et, sur les conseils de notre hôte, nous nous dirigeons à pied vers le “mushroom village“ un village traditionnel avec des maisons au toit de chaume, qu’on devrait quand même apercevoir malgré la purée de poix.

Le village est en effet sympathique, mène si on devine qu’il serait bien plus beau dans son écrin de rizières. D’un naturel optimiste, nous décidons de déjeuner dans le village afin de laisser le temps à l’éclaircie d’arriver. Mais non, le brouillard reste toujours aussi épais après le repas. La gérante nous conseille de tenter notre chance du côté de Baida, qui est un peu plus en altitude.

Nous rejoignons donc la route et prenons un minibus pour Baida. Arrivant au point de vue, on constate qu’en effet, nous sommes légèrement au-dessus du brouillard, mais celui ci nous bouche toujours la vue ! Nous retournons au parking, et, sur les conseils d’un groupe de touristes, nous cherchons à nous rendre à Laohuzui, qui était dégagé quand ils y étaient. Quelqu’un nous arrange un minibus rien que pour nous, mais le temps qu’il arrive, le soleil semble pointer le bout de son nez, et nous nous dépêchons de retourner au point de vue. Cette fois-ci, le brouillard est parti, et nous admirons enfin une vue superbe : des terrasses à pertes de vue, en grande partie inondées, avec des couleurs du vert tendre des jeunes pousses de riz attendant d’être repiquées au brun-rouge des algues flottant sur certaines rizières en passant par le gris perle des nuages qui se reflètent sur l’eau.

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La vue enfin dégagée depuis Baida

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Sur la rote pour Laohuzui

Après avoir profité de la vue, nous retournons sur le parking où nous attend notre chauffeur. Il nous arrête à de nombreux points de vue, tous plus beaux les uns que les autres, avant d’arriver à la plate-forme d’observation de Laohuzui. C’est sublime aussi, et nous descendons par des escaliers bien raides jusqu’à une plate-forme juste au dessus des terrasses, où nous comptons attendre le coucher de soleil. Ça tombe bien, j’ai du saucisson dans mon sac pour prendre l’apéro (mais personne n’a pris les bières, c’est fou ça faut s’occuper de tout soi-même !). Mais bien vite on se rend compte que le soleil va rester caché derrière les nuages et nous offrir un crépuscule grisâtre. Nous prenons donc le parti de rentrer de jour pour admirer la route et voir enfin les rizières qui sont juste devant notre auberge.

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Laohuzui

Cette fois-ci, nous avons des bières fraîches et regardons la nuit tomber depuis le rooftop, avant de partager le repas avec les autres voyageurs présents dans l’auberge.

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La vue depuis notre terrasse à Duoyishu

Les photos,

Vendredi 14 avril : Yuanyang

Ce matin on se lève à nouveau à 6h du mat’ pour tenter de voir le lever de soleil. Il n’y a pas de brouillard mais le soleil reste voilé derrière une épaisse couche de nuages. La vue est tout de même magnifique.

Après un bon petit déjeuner, nous accompagnons notre hôte jusqu’au marché de Shengcun, à une heure à pied de là. Le marché est super, très animé, les femmes et les enfants portent leur magnifique tenue traditionnelle. Les portes des maisons sont souvent ornées d’un miroir et/ou d’une paire de ciseau pour éloigner les fantômes.

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Nous continuons un peu plus loin afin de voir un autre point de vue sur les rizières, Laoyin. Nous retournons ensuite à l’auberge en alternant minibus et balades à travers les rizières. Après un déjeuné composé de recettes locales (omelette au lichen et tofu trempé dans une sauce épicée, délicieux les deux), nous admirons une dernière fois les terrasses de Duoyishu avant de prendre la route pour Jianshui (via Xingjie).

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Nous arrivons 4h plus tard et trouvons immédiatement un touctouc qui nous dépose devant notre auberge de jeunesse (après nous avoir posé devant l’ancienne adresse et demandé un petit supplément). Celle-ci s’avère superbe, dans un bâtiment ancien mais pas vieillot, organisé autour d’une jolie cour intérieure. Nous nous installons dans des chambres confortables puis sortons dîner. Sur les conseils de la personne à l’accueil de l’auberge, nous entrons dans un superbe restaurant, meublé avec goût dans le pur style de Jianshui. Nous y goûtons une spécialité locale, un ragoût de poulet cuit dans des pots en terre cuite, ainsi que des racines de lotus fourrées au riz. C’est délicieux !

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Samedi 15 avril : Jianshui

Après être allé acheter nos billets de train pour ce soir, nous avons la journée entière pour explorer la vieille ville de Jianshui. Nous commençons par un marché, puis par le temple Confucius au centre d’un large parc, où des gens font de la musique traditionnelle.

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Nous cherchons ensuite un restaurant qui sert des nouilles-par-dessus-le-pont, une spécialité du Yunnan. Le restaurant est sympathique, organisé autour d’une cour. On commence par acheter un ticket puis nous le donnons aux cuisines pour qu’ils l’échangent contre notre plat. Malheureusement il y a eu une incompréhension quelque part et nous nous retrouvons avec 3 bols de jiaozis (les raviolis chinois) au lieu des nouilles. C’est pas mauvais quand même, et nous aurons sûrement d’autres occasions de goûter à ces fameuses nouilles !

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L’après midi, nous allons visiter le jardin de la famille Zhu, un ensemble de petites cours et de jolies bâtisses, remplies de bonsaïs magnifiques. Nous nous baladons encore un peu puis, après avoir récupéré nos sacs à l’auberge, nous nous rendons à la gare, où un train de nuit pour Dali nous attend.

Les photos,

Nous arrivons de bonne heure à Dali, ou, plus exactement, à Xiaguan, la nouvelle ville, à 20 km au sud. Nous prenons un bus pour la vieille ville de Dali et allons poser nos sacs à l’auberge. Après un café pour nous réveiller complètement, nous nous dirigeons vers les montagnes Cangshan qui bordent l’ouest de la ville. En route, nous passons par un festival qui prend la forme d’un immense marché, avec des stands qui nous ont parfois surpris, comme ceux où l’on vend serpents, scolopendres, fourmis, frelons et autres scorpions à but médicinal ! C’est bien la première fois qu’on a vu ça en Chine, et ici on a vu 3 ou 4 étals de ce style.

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Nous arrivons au pied du téléphérique qui monte au temple de Zhonghe. Le télésiège survole un cimetière à flanc de montagne encore bien fleuri. Une fois arrivés au temple, nous nous allons le long du chemin de Jade, une balade facile qui longe le flanc de la montagne. C’est agréable mais pas spectaculaire non plus. Parfois nous arrivons dans de profondes entailles creusées par des torrents, et là ça nous rappelle étrangement la balade de la canalisation des orangers à la Réunion : des montagnes à pics, au loin une plaine couverte de bâtiments, et plus loin, la mer (enfin dans notre cas présent le lac Erhai). Il y a quelques jolies cascades et piscines naturelles. Nous finissons par redescendre au niveau du temple Gantong, puis trouvons une voiture pour nous ramener à Dali.

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Nous passons la soirée à nous balader dans les veilles rues, très animées et touristiques. Il y a de nombreux bars plus sympathiques les uns que les autres, mais notre choix s’arrête sur une brasserie locale, Bad Monkey, pas mal du tout, avec une belle déco steampunk. Puis nous dînons juste à côté, au Good Panda (le nom serait il un clin d’œil au voisin ?) où nous testons les mets locaux : boeuf sauté, tranche de fromage de chèvre frit, et carpe à la mode Bai, délicieux.

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Dimanche 16 avril : Dali

Nous arrivons de bonne heure à Dali, ou, plus exactement, à Xiaguan, la nouvelle ville, à 20 km au sud. Nous prenons un bus pour la vieille ville de Dali et allons poser nos sacs à l’auberge. Après un café pour nous réveiller complètement, nous nous dirigeons vers les montagnes Cangshan qui bordent l’ouest de la ville. En route, nous passons par un festival qui prend la forme d’un immense marché, avec des stands qui nous ont parfois surpris, comme ceux où l’on vend serpents, scolopendres, fourmis, frelons et autres scorpions à but médicinal ! C’est bien la première fois qu’on a vu ça en Chine, et ici on a vu 3 ou 4 étals de ce style.

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Nous arrivons au pied du téléphérique qui monte au temple de Zhonghe. Le télésiège survole un cimetière à flanc de montagne encore bien fleuri. Une fois arrivés au temple, nous nous allons le long du chemin de Jade, une balade facile qui longe le flanc de la montagne. C’est agréable mais pas spectaculaire non plus. Parfois nous arrivons dans de profondes entailles creusées par des torrents, et là ça nous rappelle étrangement la balade de la canalisation des orangers à la Réunion : des montagnes à pics, au loin une plaine couverte de bâtiments, et plus loin, la mer (enfin dans notre cas présent le lac Erhai). Il y a quelques jolies cascades et piscines naturelles. Nous finissons par redescendre au niveau du temple Gantong, puis trouvons une voiture pour nous ramener à Dali.

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Nous passons la soirée à nous balader dans les veilles rues, très animées et touristiques. Il y a de nombreux bars plus sympathiques les uns que les autres, mais notre choix s’arrête sur une brasserie locale, Bad Monkey, pas mal du tout, avec une belle déco steampunk. Puis nous dînons juste à côté, au Good Panda (le nom serait il un clin d’œil au voisin ?) où nous testons les mets locaux : boeuf sauté, tranche de fromage de chèvre frit, et carpe à la mode Bai, délicieux.

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Lundi 17 avril : Shaxi

Un hôtel de Dali organise des bus directs pour la ville de Shaxi, à 120 km au nord d’ici. Le trajet s’effectue sous la pluie, et malgré nos espoirs il fait le même temps là bas. C’est donc sous une averse légère que nous déambulons dans les superbes ruelles de Shaxi en cherchant notre auberge. Mathieu finit par apercevoir une petite porte qui ne paie pas de mine avec un panneau Horsepen 46 dessus (le nom de l’auberge). Nous entrons, et découvrons à l’intérieur une superbe petite cour intérieure très cosy, où deux énormes chiens se laissent câliner (un mastiff tibétain et un Saint Bernard ! ).

Il pleut toujours et le ciel ne donnant pas de signe d’accalmie, nous renonçons donc à la rando que nous avions prévue dans le environ et nous contentons d’une petite balade dans les jolies ruelles du village. Je suis tombée amoureuse de Shaxi : c’est charmant, bien restauré, plein de cafés et d’auberges organisés autour de cours intérieures, une déco simple et de très bon goût, ambiance tranquille…

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De retour à l’auberge, nous avons passé l’après midi à boire du chocolat chaud ou du thé pu’er en lisant un bon bouquin, c’était très ressourçant. Le soir nous avons goûté à un délicieux hotpot au bœuf dans un restaurant proche.

Mardi 18 avril : Lijiang

Ce matin il ne pleut pas et nous profitons de la matinée pour visiter le village au sec. C’est bien joli et envahi d’étudiants en art. C’est à contre cœur que nous prenons un bus pour Jianchuan où nous devons attendre 2h notre correspondance pour Lijiang. En attendant nous cherchons un café où nous poser car la gare des bus est bruyante et enfumée. Nous entrons dans ce qui nous semble être un café, je demande 3 tasses et le mec nous ruefait signe de le suivre et commence à nous montrer nos chambres… Je clarifie la situation et explique que nous cherchons juste un café ou maison de thé pour patienter. Il nous propose de rester dans sa superbe cour et nous apporte du thé. Au moment de partir, il refuse catégoriquement de nous laisser payer ! C’était bien urbain de sa part.

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Nous arrivons ensuite à Lijiang , et passons un certain temps à trouver un hôtel : les auberges conseillées par le Lonely Planet sont soit complètes, soit fermées, soit trop chères. Nous entrons donc dans tous les charmants hôtels que nous voyons et demandons les prix, mais tout est très cher (180¥ la double). En discutant avec un des tenants, on lui dit qu’on cherche plutôt autour de 100 ¥ donc que s’il connaît un hôtel dans ces eaux là… Il nous court alors après et nous propose ses charmantes chambres à 100¥. Seul problème, il n’y a pas de machine à laver et nous en avons bien besoin ! Il demande à un pressing le prix mais c’est bien trop cher, nous irons donc demain à l’auberge de jeunesse pas très loin voir s’ils peuvent nous tirer d’affaire.

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Après un petit thé de boutons de roses offert par notre hôte, nous partons explorer les charmantes ruelles de la vieille ville de Lijiang. C’est immense, très joliment restauré et assez bondé. Nous dînons d’un roujiamo (pain farci chinois, un de nos plats préférés) et d’un baba (spécialité locale), avant de trouver un bar avec un grand choix de bières (ce n’est qu’en voyant la facture qu’on a regretté un peu ).

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Mercredi 19 avril : Lijiang

Ce matin, nous passons rapidement à l’auberge de jeunesse à côté pour faire notre lessive et demander des renseignements pour le lendemain. Nous partons ensuite nous promener au parc de l’étang du dragon noir, au nord de la ville. Il offre une vue spectaculaire sur un petit lac avec une belle pagode, avec en arrière plan la superbe montagne enneigée du Dragon de Jade, qui culmine à 5500m. Nous faisons le tour du lac et visitons à sa sortie un petit musée sur les Naxis (les autochtones), qui donne une bonne introduction à leur écriture fascinante : c’est en effet le seul langage hiéroglyphique encore en usage.

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Nous allons ensuite nous promener au hasard des rues dans la vieille ville, en essayant de viser le marché Zhongyi au Sud, bien sympathique aussi. Pas bien loin, nous découvrons le bassin du Cheval-dragon blanc, un puits avec trois bassins consécutifs : le premier pour l’eau potable, le second pour laver les légumes, et le troisième pour la lessive.

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Nous remontons ensuite tranquillement à l’auberge afin de récupérer notre linge, qui a gentiment été mis à sécher, à notre agréable surprise. Nous décidons de retourner au parc de l’étang du dragon noir, pour monter au Xiang Shan. Malheureusement quand nous arrivons à 5h la balade est fermée, on aurait dû la faire ce matin ! On se console en buvant une bière dans le parc en attendant le coucher du soleil, puis allons manger dans un délicieux hotpot avant de rentrer nous coucher de bonne heure.

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Jeudi 20 avril : Gorges du Saut du Tigre

Nous nous rendons de très bonne heure devant l’auberge de jeunesse Garden Inn afin de prendre un bus pour les célèbres Gorges du Saut du Tigre. Dans le bus nous rencontrons une française qui vient de terminer d’installer une expo sur les bijoux de la Maison Chaumet à la Cité Interdite et qui voyage un peu avant de rentrer (juste à la journée pour les gorges), et un charmant couple de français, Philippe et Laurence, en voyage pour quelques semaines et avec qui nous avons le même programme pour les prochains jours.

Une fois arrivés à Qiaotou, nous commençons la rude ascension qui nous amène au chemin qui surplombe les gorges. Bien que le temps soit nuageux, on distingue parfois le sommet enneigé de la montagne du Dragon de Jade, qui culmine à 4900 m, tandis que le Fleuve Long (le Yangzi) au fond de la gorge est à 1300 m. L’énorme dénivelé entre les deux est une immense falaise. Les photos ne rendent pas justice à l’immensité du paysage. Nous traversons un joli village au milieu de rizières en terrasses, puis continuons quelques heures jusqu’au village de Bendiwan (souvent indiqué comme Halfway Village, Village de la Mi-Chemin, bien qu’on ait fait plutôt les trois-quarts) où nous avons prévu de passer la nuit.

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Nous dégotons une super auberge, Halfway Inn, qui offre des chambres douillettes et des dortoirs avec une vue imprenable. La cour est très jolie mais ne fait pas le poids face à la grande terrasse avec vue sur la montagne du Dragon de Jade. Nous passons une soirée tranquille et espérons que le temps ne se détériorera pas demain comme annoncé.

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Vendredi 21 avril : Gorges du Saut du Tigre

Le temps est plutôt pas mal aujourd’hui, des nuages hauts passent et se déchirent sur les sommets, ce qui rend le paysage encore plus spectaculaire que la veille. Après un petit dej’ face à la vue, nous reprenons le chemin, plus vertigineux et spectaculaire que la veille.

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Nous redescendons au niveau de la route en fin de matinée et arrivons à Tina’s Guesthouse, où nous attendent nos gros sacs. Nous partons alors tout en bas des gorges via un petit chemin bien raide. C’est très encaissé et du bas nous ne pouvons pas distinguer les monts enneigés qui dominent 3000 m plus haut. Le Yangzi est furieux, bien que ce ne soit pas une période de crues, on a du mal à réaliser la violence des eaux à moins d’en être tout proche. Nous remontons à chez Tina via un chemin extrêmement raide dont une partie sur une échelle longue et bien droite qui n’inspire aucune confiance.

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Après cette remontée bien dure, nous déjeunons chez Tina, et après avoir mis nos bagages dans le bus que nous prendrons après, nous prenons un minibus pour aller voir un point de vue plus en amont du fleuve. C’est sympa aussi mais les gorges sont moins spectaculaires vues d’ici. Par contre le chemin est en tout neuf, en planches et escaliers, avec chaises à porteurs, nous retrouvons donc la masse touristique !

Nous retrouvons notre bus ensuite qui nous amène à Shangri-la. En fait je devrais dire Gyalthang, c’est le nom en tibétain de cette ville, ou Zhongdian pour le non chinois. Mais suite au succès du livre Horizon Perdu, écrit par James Hilton en 1933, et à la ressemblance entre les parages du livre et ceux de la vallée de Deqin (ou Diqin) où se trouve Gyalthang, les autorités chinoises ont renommé a ville lors d’une campagne touristique. Ce n’est pas la seule ville à revendiquer le titre, nous avons croisé une autre Shangri-la quelques jours plus tard, dans le Sichuan.

En tout cas, la route qui nous y mène est superbe et offre de belle vue sur la montagne de Haba, que nous avons longé par le sud le long de Gorges, et dont ne soupçonnions pas la hauteur ! Bien que nous soyons toujours dans la région du Yunnan, on a l’impression d’être arrivé en territoire tibétain : stupa, yak, gamins aux joues bien rouges, hommes plus grands et aux pommettes hautes et à la tignasse ébouriffée, tenues traditionnelles et maisons tibétaines…

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Une fois arrivés, nous prenons nos quartiers dans une charmante auberge de la vieille ville, avec vu sur le temple. La vieille ville est d’ailleurs bien reconstruite malgré le terrible incendie qui l’avait ravagé en 2014. En tout cas, nous commençons à prendre de l’altitude puisque Shangri-la est située à 3200m. Heureusement pour moi je ne souffre pas du mal d’altitude à cette hauteur, (et nous sommes montés progressivement, la randonnée des gorges étant déjà aux alentours de 2600m d’altitude) mais deux jours ici vont nous permettre de nous acclimater pour la suite du voyage. Après nous être installés, nous allons voir les locaux danser gracieusement sur la place du village, puis allons manger un hotpot tibétain (on enchaîne les hotpots, mais c’est tellement bon ! ). Il nous est apporté dans un plat particulier, en cuivre, avec une sorte de cheminée au milieu où sont déposées les braises. Autour mijote un délicieux bouillon où ont étés cuits des navets, des champignons et du yak (contrairement au hotpot chinois où on nous amène les aliments crus). Ça fait une sorte de pot-au-feu délicieux dans lequel nous allons à la pêche avec nos baguettes. La viande est tendre et grasse, délicieusement fondante. On se régale tellement qu’on demande une rallonge en viande et bouillon (et de la salade à faire cuire dans le jus, pour la ligne !), et finissons en buvant le bouillon. Après cela, une petite bière digestive s’impose, surtout que la brasserie locale est à 10 mètres de là, et propose une sélection savoureuse.

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Samedi 22 avril : Shangri-la

Ce matin nous marchons jusqu’au temple de Sumtseling, au nord de la ville. Enfin, plus exactement, nous essayons d’y aller à pied afin de ne pas payer le bus/droit d’entrée (couplé et plutôt cher, 120 ¥ !), comme indiqué dans le Lonely Planet (!). Mais on se fait rattraper par un garde qui s’assure que nous achetons nos tickets et montons dans le bus. On ne regrette pas le prix cependant lorsque nous arrivons en vue de ce superbe monastère, immense et entouré d’un petit village. La visite est magnifique, les murs ornés de peintures bouddhiques plus délicates et délirantes les unes que les autres. Les moines chantent des mantras (ou un truc comme ça) avec la superbe technique du chant de gorge, malheureusement j’ai pas trouvé de CD et on ne pouvait pas faire de photos, mais j’ai trouvé ça sur Youtube, ça donne une bonne idée de ce à quoi ça ressemblait.

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Nous repartons vers la vieille ville, et allons au temple Guishan qui domine la vieille ville, avec à ses côtés Zhuangjing Tong, un gigantesque moulin à prières, haut de 21m, contenant 100 000 petits moulins à prières. C’est une vraie épreuve que de le faire tourner, nous devons nous mettre à près d’une dizaine de personnes !

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Nous finissons la journée par la montée jusqu’au temple des 100 poulets (Baiji Si), sur une colline couverte de drapeaux de prières. Certains forment même un dôme si dense qu’on dirait une yourte. On fait ensuite un peu de shopping dans la vieille ville (mon père m’a offert un beau collier en perles et os de yak !) et admirons l’art tibétain, notamment les tangka, des peintures sacrées tibétaines, superbes. Nous dévorons de délicieux plats locaux et nous couchons.

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Dimanche 23 avril : Shangri-la

Nous avions prévu de prendre un téléphérique pour aller sur une montagne proche, mais le temps est couvert, on se rabat donc sur des sources d’eaux chaudes non loin, conseillées par le Lonely Planet. C’est un centre de cure thermale un peu vétuste, la piscine est verdâtre et trop grande donc à peine tiède. Il y a des hammams (un pour les filles, un pour les garçons), en fait de simples planches de bois dans une grotte sous lesquelles coule la source d’eau chaude. Chez les filles en tout cas c’est pas du tout assez chaud mais les garçons ont l’air d’apprécier ! Au bout de quelques heures à mijoter nous retournons en ville et passons le temps jusqu’à ce qu’il soit l’heure d’accompagner mon père à l’aéroport.

Nous passons ensuite la soirée à regarder les locaux danser (en fait il y a deux clans, deux places !) et à boire la délicieuse bière locale en pronostiquant le résultat du premier tour des élections présidentielles françaises.

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Lundi 24 avril : Route pour Daocheng

Ce matin nous partons pour le sud du Sichuan, en commençant par 10h de bus pour rejoindre Daocheng. C’est long et fatigant, surtout que la plus grande partie de la route est une simple piste en terre. Mais nous sommes distraits par des paysages magnifiques : un massif imposant dont les arrêtes acérées ressemblent à une énorme mâchoire, de petits villages entourés de terrasses d’orge, de superbes maisons tibétaines, des hauts plateaux dorés… Nous arrivons moulus à Daocheng et trouvons une auberge sans prétention pour y passer la nuit. Nous sommes à 3700 m, (comme à Tagong, lors de nos précédentes vacances dans le Sichuan), mais comme la montée a été plus progressive je ne ressens pas les effets de l’altitude , ouf !

Mardi 25 avril : Yading

Nous commençons par prendre un minibus jusqu’à Riwa, un village qui a aussi été renommé Shangri-la, ce qui nous a un peu perturbé au début (non merci on veut pas refaire 10h de bus pour retourner à Shangri-la, on a fait ça hier !), où nous achetons les billets d’entrée du parc ainsi que les billets de bus hors de prix (mais on a pas le choix, le départ des randos est à 40 km de là…). On se fait déposer au village de Yading, où nous trouvons un hôtel sobre et propre, avec de belles vues sur la vallée, puis reprenons le bus jusqu’au départ des randonnées (à encore une dizaine de bornes).

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Nous arrivons rapidement à un joli temple, puis continuons les escaliers (une grande structure métallique sert de chemin, on voit qu’ils préparent le lieu à devenir très touristique) jusqu’au lac Zhuoma-la, au pied du Mont Chengresing. Nous somme à 4080 m d’altitude (comme au village de Yading en fait), donc on s’essouffle un peu plus vite que d’habitude mais à part ça nous sommes en pleine forme. Nous faisons le tour du lac et de la petite vallée qui l’abrite, sortons un peu du chemin pour avoir une vue du dessus, puis revenons sur nos pas et rentrons au village : on ne veut pas trop forcer aujourd’hui car demain une grosse journée nous attend : le tour du Chengresing.

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Mercredi 26 avril : Tour du Chengresing

Ce matin nous partons de bonne heure (après un petit déjeuner bien nourrissant à base de gruau de riz) pour faire le tour du Chengresing, une montagne sacrée tibétaine. La boucle de 30 km, qui passe deux cols à 5000 m, est un chemin de pèlerinage bouddhique (kora). Nous retournons au point de départ des randonnées, et avançons le long d’une superbe vallée glacière. La plupart des touristes paient encore des voitures électriques pour traverser la vallée, mais nous ne regrettons pas d’être à pied : c’est superbe, facile, et nous sommes seuls, ce qui nous donne l’occasion de voir de nombreux écureuils et des oiseaux plus beaux les uns que les autres.

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Après un virage, la vue est à couper le souffle : sur notre droite d’immenses falaises qui cachent Chengresing (Compassion en tibétain), face à nous on distingue entre les nuages , le magnifique dôme de neige de Jampelyang (Sagesse), et à gauche étincellent les glaciers de Chana Dorje (Force). Ces trois montagnes sacrées du bouddhisme atteignent respectivement 5968 m, 5986 et 6006 m d’altitude !

Nous continuons dans la vallée jusqu’à rejoindre les autres touristes, puis entamons une montée assez raide jusqu’au lac de lait, à 4600m. Mathieu a l’air de plus souffrir de l’altitude que moi, personnellement je suis tout aussi essoufflée que d’habitude, pas vraiment plus. Nous montons ensuite jusqu’au joli lac des 5 couleurs, à 4700m, soit presque aussi haut que le Mont Blanc !

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Par contre le temps, à peine nuageux jusque là, commence à changer et une fine averse de neige commence à tomber. Nous hésitons sur la marche à suivre : redescendre par là d’où nous sommes venus, ou continuer le tour du Chengresing (nous serions à peu près à mi-chemin d’après la carte pas détaillée dont nous disposons). Nous optons pour la grande boucle en voyant qu’un groupe est déjà en train de passer le col. Nous montons donc en pente douce jusqu’au col, à 5000m, s’il vous plaît !

La vue est époustouflante des trois côtés du col, bien que les sommets soient masqués par les nuages. Nous descendons le long d’une vaste vallée, terminée par un verrou et d’une descente à pic.

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Il commence à faire bien froid et nous ne traînons pas, n’étant pas très bien équipés pour ces conditions ! D’ailleurs j’avais les mains gelées comme jamais, j’ai commencé à avoir peur d’y perdre des doigts ! Le chemin n’est plus cette immense structure métallique mais un simple sentier, facile à perdre de vue. Heureusement il y a plein d’indications pour le trail qui fera prochainement le tour de la montagne. En plus, nous suivons les traces de la caravane de mules que nous apercevons parfois au loin. Grand bien nous fasse, car le brouillard monte et bientôt nous ne voyons plus rien. La montée jusqu’au col suivant paraît interminable, essoufflés que nous sommes et battus par le vent et la neige, qui tombe dru, à gros flocons bien secs. Enfin, nous arrivons et passons sous des milliers de drapeaux de prières glacés qui claquent au vent. Nous rattrapons lentement la caravane de mules, en fait chargée des détritus qu’ils ont ramassés en chemin. Nous redescendons ensuite sans encombre à notre point de départ, après 9h de randonnée entre 3800 et 5000 m de haut.

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Jeudi 27 avril : Litang

Après avoir attendu 1h (« il arrive bientôt ») dans le froid et avoir piqué une crise au mec vaguement en charge des bus, un bus dans le sens des retours finit enfin par arriver. On retourne à Riwa où nous trouvons un minivan pour nous amener jusqu’à Litang (4100m) à travers des haut plateaux couverts de chaos rocheux et dominés par quelques monts enneigés. Nous sommes fréquemment ralentis par des troupeaux de yaks traversant la route. On a même vu à un moment une longue procession de pèlerins, guidés par trois moines jouant du gong et des cymbales.

Arrivés à Litang, nous mettons bien une demi-heure à trouver l’hôtel très mal indiqué par le Lonely Planet (en fait on était garés juste devant), et qui s’avère laid et défraîchi, merci le Lonely. Le resto qu’il recommande et où il y aurait un local plein de bons conseils pour les visites est fermé… D’ailleurs la ville est affreusement laide, bruyante et poussiéreuse, on se demande bien pourquoi le guide conseille d’y faire étape. Nous qui pensions y rester un ou deux jours, on décide de faire le tour de de qu’il y a à voir ce soir (il est déjà 4h) et de partir demain matin.

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Nous allons donc voir le monastère de Litang, en rénovation, puis passons devant la maison où est né le 7ème Dalaï-lama et nous nous perdons en tentant de trouver les sites des funérailles du ciel.

C’est une tradition tibétaine qui est en train d’être abandonnée : les morts sont simplement laissés en haut d’une colline, à la merci des éléments et des charognards. Je crois qu’ils sont même découpés en morceaux afin de faciliter la tâche aux charognards. Faute de pouvoir voir une cérémonie, nous allons sur les conseils du guide voir le lieu (non sans mal car les indications sont nulles). Bon, évidemment y a rien à voir, à part quelques pierres gravées et une quantité surprenante de couteaux et de haches (qui servent à découper le mort si j’ai bien compris), et plein de détritus. Je suis un peu mauvaise langue, il y a aussi une belle vue sur la vallée, qui est magnifique (la ville lui a poussé dessus comme une verrue !).

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Nous rentrons nous coucher après avoir mangé de délicieux momos, les baozis (brioches fourrées) tibétains.

Les photos,

Vendredi 28 avril : bus vers Danba

Nous entamons aujourd’hui la route vers Chengdu à travers le Sichuan. Comme nous avons déjà visité la région en février dernier, le but est juste de traverser rapidement pour nous rendre à Chongqing. Le voyage s’est avéré encore plus pénible et long que prévu : tout d’abord, la route qui relie Litang à Kangding est coupée, du faut d’importantes chutes de neiges qui bloquent un col. Pas de souci, on va passer par Danba, un peu plus au nord, ça fait un petit détour mais au moins on avance. Le voyage dure 9h, qui me semblent absolument interminables parce que nous sommes dans un bus bondé de personnages répugnants : ça crache à tout va, trois personnes au moins vomissent (route de haute altitude et zig-zags), mon voisin mâche très bruyamment… Même les toilettes au bord des routes battent des records dans le glauque : il y a un corbeau décapité à l’entrée ! C’était vraiment le voyage de l’ignominie, heureusement contrasté par de belles vues des hauts plateaux sous la neige (on est repassé par Tagong , c’est fou de voir ça sous 30 cm de neige en avril alors qu’il n’y avait rien en février !). On arrive enfin à Danba, mais n’avons pas le temps de retourner dans le charmant village qui surplombe l’affreuse ville couloir. Nous trouvons tant bien que mal une agréable auberge de jeunesse et y passons la nuit.

Samedi 29 avril : Bus vers Chengdu

Ce matin on repart avec les mêmes individus direction Chengdu. Le cracheur en série st juste derrière nous, les écouteurs avec la musique à fond s’imposent… En plus, il pue atrocement du bec, et quand il ferme la bouche ça sent aussi les pieds… Les paysages varient plus, on passe notamment dans des vallées très profondes, couvertes de sapins, de neige et de yaks. On arrive enfin à Chengdu vers 14h, bien contents de se séparer de la compagnie.

On prend le métro jusqu’à la gare du Nord, et aprenons qu’il n’y a plus de tickets de train pour Chongqing aujourd’hui. Mais oui bien sûr, c’est le week-end du 1er mai, tous les Chinois sont sur la route ! Avec toutes ces péripéties nous avions oublié. Qu’à cela ne tienne, on achète des places pour le lendemain, un peu déçus quand même de ne pas pouvoir arriver à destination aujourd’hui.

On décide de prendre un taxi jusqu’à une auberge que nous connaissons et qui n’est pas très loin. Bien qu’il y ait de nombreux taxis, ils refusent de nous prendre ou demandent un prix exorbitant pour nous amener ! Au bout d’une dizaine de taxis on finit par trouver un mec qui accepte de mettre le compteur, et arrivons à l’auberge sympathique que nous connaissons. Le chauffeur décide de garder la monnaie bien qu’on lui demande de nous la rendre (30 ¥ au lieu de 24 ¥, heureusement qu’on n’a pas donné un billet de 100 !), on se dit que c’est décidément pas notre jour. Heureusement, il reste des places à l’auberge (en dortoir, mais au point où on en est, on est juste contents d’avoir des lits ! ). On passe la fin de l’après-midi à profiter du joli jardin en buvant un milkshake bien mérité.

Dimanche 30 avril : Chongqing

On repend un taxi pour la gare du Nord, qui ne nous a coûté que 10¥, ce qui nous fait soupçonner que celui d’hier avait un compteur trafiqué… décidément les taxis de cette ville sont des enflures. On arrive, contents de ne plus avoir affaire à cette engeance, et passons les contrôles passeports pour entrer dans la gare. Et là, on se fait refuser l’entrée ! En effet, notre train part de la gare Est, pas Nord… Je fulmine, la vendeuse aurait pu nous le préciser hier lorsque nous avons acheté les tickets à la gare du Nord (et qu’elle a bien vérifié avec nous toutes les infos). Par chance, Mathieu a été prévoyant et prévu d’arriver très tôt à la gare du Nord pour anticiper la foule. Nous nous battons encore avec les taxis pour qu’ils mettent le compteur, finissons par trouver, et d’ailleurs on est certains que le compteur était trafiqué aussi, mais je vois pas trop ce qu’on aurait pu faire.

Nous arrivons à temps à la bonne gare, nous nous fâchons avec une chinoise qui nous prend en photo dans la queue (oui, on est un peu irritables de bon matin après 3 jours de transports et de poisse !), montons dans le train, et comme nous n’avons pas nos places côte à côte (je suis dans le wagon suivant), je demande aux voisins de Mathieu s’ils ne veulent pas échanger de place. Ils sont complètement obtus aussi et ne comprennent pas ce que je veux. Je jette l’éponge et vais m’installer à ma place, rejointe bientôt par deux gosses turbulents, et tente de calmer mes envies de meurtre.

On arrive à Chongqing, avons du mal à trouver les bons bus/métro pour nous rendre en ville mais finissons pas y arriver, et évidemment c’est bondé. Trois transferts plus tard, on trouve au centre, et tournons pendant presque une heure pour trouver notre auberge, dans des rues bondées et une chaleur étouffante. On arrive enfin, épuisés, et découvrons que l’auberge a fermé ! On ne se décourage pas, on en trouve une autre, à une trentaine de minutes à pied de là (vu les bouchons le taxi semble inenvisageable), on se remet en route (et ça grimpe sec !). En route on se fait accoster par un petit jeune qui propose gentiment de nous guider et nous taper la discute en anglais, ça met un peu de baume au cœur. Il nous amène devant le centre commercial en escalier, sur 5 ou 6 étages, dans lequel doit se trouver notre auberge. On descend à travers le dédale et la foule, demandons plusieurs fois notre chemin, jusqu’à ce que nous comprenions que cette auberge est fermée aussi. S’ensuit un moment de désespoir sur un banc : on est fatigués, énervés, on a faim, et on commence à être à court de ressources !

Heureusement, j’envoie quelques requêtes couchsurfing et rapidement notre ange gardien Helen nous répond que nous pouvons dormir chez elle les trois prochaines nuits. Halleluja ! En attendant, on se trouve un café au calme pour passer l’aprem, on a la flemme de visiter quoi que ce soit dans cette chaleur avec nos gros sacs et une matinée aussi épuisante. On rejoint Helen vers 18h et allons à l’université voir des amis à elle, un groupe de Togolais adorables venus étudier le chinois ici. On mange ensemble un délicieux hotpot (la spécialité de Chongqing), avec tout à volonté pour seulement 40 ¥ (6€) par personne (en général c’est plutôt le double). La chance semble tourner à nouveau !

Lundi 1 mai : Chongqing

Après une grasse mat (ça faisait longtemps !), on est allé se balader au centre ville, dans le quartier de Jiefangbei. Avant toute chose, nous allons acheter nos billets pour notre croisière sur le Yangzi, départ prévu pour mercredi soir. Ça a été compliqué parce que la vendeuse n’arrêtait pas de me baratiner, alors qu’il fallait que je traduise un peu pour Mathieu et surtout qu’on réfléchisse aux différentes options qu’elle proposait, mais elle n’arrêtait pas de m’interrompre en me tapant sur le bras et en disant “hello, hello » pour attirer mon attention, puis de m’en rajouter une couche. Du coup on a fini par sortir pour aller déjeuner et réfléchir au calme ! On est revenu après le repas pour finaliser notre commande avec les idées claires, puis sommes partis nous balader au hasard des rues.

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On est impressionnés par la ville, très dense, avec un mélange de tours modernes et de quartiers vieillots où grouillent de minuscules boutiques. Ça fait très cyberpunk, on dirait un peu la ville du début du film « Le cinquième élément ». L’ambiance est agréable, très chinoise (à la différence de Hong Kong ou de Shanghai, européanisées) : nous n’avons croisé aucun autre étranger. On traverse un beau pont suspendu pour aller voir de plus près l’étonnant Grand Théâtre, puis repartons vers la pointe de la péninsule pour voir l’endroit où les eaux du Jianling se mêlent à celle du Yangzi, le Long Fleuve, berceau de la civilisation chinoise (celui des Gorges du Saut du Tigre).

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Un vaisseau alien ? Non non, le Grand Théatre

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Le Jianliang (vert) se jette dans le Yangzi (boueux)

Le soir, nous rejoignons Helen et d’autres amis à elle, ainsi que Muriel, une autre couchsurfeuse française qui loge chez Helen avec nous, pour aller manger un hotpot au poisson (c’est génial cette ville, on peut manger du hotpot tous les jours, midi et soir, été comme hiver !). Une fois le repas terminé, Helen nous propose une petite balade digestive, et elle nous amène sur l’un des ponts proches pour profiter de la vue sur Chongqing de nuit.

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Les photos,

Mardi 2 mai : Dazhu

Nous partons à la journée à Dazhu, à deux heures de là, pour aller y voir les célèbres grottes bouddhiques, bas reliefs et statues sculptés et peints dans la roche, inscrits au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Nous choisissons de visiter uniquement le site de la colline du sommet précieux, le mieux conservé. Malheureusement le bouddha couché de 31 m de long qui fait la célébrité du site est en rénovation ( et ça on ne l’apprend que quand on arrive devant bien sûr).

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Par contre, la statue en or d’Avalokiteshvara et ses 1007 bras ont été rénovés et brillent de mille feux. Il y a aussi une ingénieuse statue de 9 dragons baignant le bouddha, qui utilise une source d’eau naturelle pour la faire jaillir de la gueule d’un des dragons. Les gravures sont plus ou moins en bon état (elles ont presque 1000 ans !), mais nous sommes impressionnés par leur quantité.

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Par contre la visite est un peu rapide, surtout par rapport au temps qu’il nous a fallu pour venir. On aurait pu en profiter pour voir d’autres grottes bouddhiques aux alentours mais le prix du ticket est rédhibitoire. On repart donc à Chongqing et allons nous promener dans le quartier de Xiahao, un vieux quartier à moitié abandonné en vue de sa future destruction. Le contraste avec les tours modernes qui l’entourent et le pont flambant neuf qui le surplombe est frappant ! Nous allons dîner au centre ville puis rentrons chez notre hôte.

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Les photos,

Mercredi 3 mai : Chongqing

Nous partons déposer nos sacs au lieu de travail de notre hôte avant d’aller nous promener dans le quartier de Ciqikou, un ancien village de pêcheur désormais intégré à la ville. Comme la plupart des villages anciens que nous avons vus jusque là, c’est un peu Disneyland : les bâtiments se donnent un faux air d’ancienneté, et les échoppes croulent de kitscheries à l’ancienne. On brunch tant bien que mal dans un café (presque aucun café ne servait à manger, on s’est contenté d’un qui faisait des gaufres).

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On va récupérer nos sacs, disons au revoir à Helen et partons au comptoir de notre croisière sur le Yangzi, deux heures en avance. On y pose nos sacs et allons faire quelques courses pour manger sans avoir à payer les repas plutôt chers servis à bord, et mangeons un bol de nouilles avant de revenir à 18h au comptoir, comme spécifié à l’achat du billet. On nous demande d’attendre, et 3/4h plus tard, face à mon impatience, on me dit qu’on embarquera à 19:30. Pourquoi nous avoir fait venir à 18h, je me le demande… Mais bref nous finissons par embarquer. Juste avant de monter, on nous propose d’être surclassés (une chambre avec un lit double et un salon plutôt que la chambre avec deux lits simples que nous avons réservée) moyennant 300¥ de plus. Au prix de la croisière qui plombe déjà bien notre budget (1000¥ par personne avec seulement la visite des Trois Petites gorges, merci le Lonely qui ne précise pas si les tarifs sont au lit ou à la chambre, ça a fait 2000¥ au lieu des 1000¥ escomptés… ), on refuse. Mais apparemment ils ne s’attendaient pas à notre refus puisque de toute façon c’était la seule chambre qui restait, on a donc été surclassés gratis !

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On prend possession de nos quartiers et profitons de la vue sur le centre de Chongqing de nuit depuis le fleuve avec une bière fraîche. Le bateau part à 21h, effectuant la première partie du voyage (pas très jolie) de nuit.

Les photos,

Jeudi 4 mai : Croisière sur le Yangzi

Nous sommes réveillés par une douce musique chinoise à…. 6h du mat, suivie d’injonctions aux hauts parleurs (d’abord petit déjeuner à 6:30, puis visite à 8h, répétées 50 fois). Comme on n’a pas choisi cette visite en option (une ville devenue fantôme suite à la relocalisation des gens lors de la construction du barrage des Trois Gorges), ça nous fait une belle jambe. Mathieu se rendort mais pas moi 😦 On passe la matinée à quai, avec vue sur le bateau contre lequel nous sommes amarrés, cool ! Au moins on a un petit rayon de soleil, on est bien installés pour bouquiner, écrire le blog, laver quelques fringues…

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L’après midi, nous descendons paresseusement le long de collines vertes d’où dépasse parfois une pagode, notamment celle de Shibaozhai. Ça fait du bien un peu de détente et d’ennui ! Nous nous arrêtons à nouveau vers 23h pour la visite d’un temple, à laquelle nous n’avons pas souscrit non plus, on va donc se coucher après avoir admiré un pont bien illuminé.

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Élise